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Extraits

L’Atelier des Spectacles accompagne toutes celles et ceux qui souhaitent proposer un spectacle original

Comédie Musicale

1H45 environ

Les Voix Du Temps

Groupe années 70 :
Musique It’s only rock’n’roll, The Rolling stones
Les quatre filles sont assises dans la cour et se relèvent d’un coup en brandissant leurs banderoles.
Elles scandent : « La liberté n’attend pas ! Changeons la vie ! La liberté n’attend pas ! Changeons la vie ! La liberté n’attend pas ! Changeons la vie ! »
 
Valérie : C’est notre moment ! On va tout donner ! Vous êtes prêtes mes insoumises ?
Nathalie : Oh yeah ! J’étais déjà prête dans le ventre de ma mère !
 
Choré et chant 1
Harley Davidson, Brigitte Bardo
 
Toutes ensemble, elles scandent : Que m’importe de mourir les cheveux dans le vent ! Que m’importe de mourir les cheveux dans le vent !
 
Caro : Regardez, mais regardez !!! Y’a des caméras de télévision ! On va passer au journal télévisé ! Leon Zitrone va parler de nous !!!! C’est incroyable !
 
Nathalie : Valérie détends-toi, les caméras ne sont pas là uniquement pour toi. Elles ne sont pas là pour toi du tout d’ailleurs, reste sur terre, tu vas encore t’emballer pour rien.
 
Valérie : J’ai toujours su que je serais une star ! Mon heure de gloire est arrivée ! Et en plus, je deviens célèbre au nom de la liberté ! Je ne pouvais pas rêver mieux ! Et bientôt je ferai un duo avec Dalida, et je tournerai dans un film aux côtés d’Alain Delon… Ohhh il faut que je m’organise ! Il y a tellement de choses à prévoir : les interviews, les séances de stylisme et de maquillage, les répétitions, les enregistrements en studio…
 
Nathalie : Qu’est-ce que je disais ? Elle s’emballe ! Oh Valérie, regarde !
Valérie : Quoi ?
Nathalie : Tu as perdu ta modestie sur le chemin, retourne la chercher, vite !
Valérie : Ah ah ah !
Nathalie : Je sais, en plus d’être une excellente chanteuse, je suis drôle. J’ai tout appris
à Raymond Devos.
Caro : Hé ho ! Entre toi et Val, niveau modestie, on est servies !
Valérie : Vous me conseillez de me positionner comment pour être le plus à mon avantage ?
Nathalie : De dos. C’est là que tu es la mieux !
Brigitte :  N’oublie pas pourquoi on est là quand même Val ! Si ta toute nouvelle célébrité pouvait permettre de supprimer la punition des bras en croix, debout face au mur pendant une heure, ça serait formidable !
Valérie : Tout à fait, je peux le faire ! Valérie peut changer le monde. Valérie peut changer l’école. Valérie peut tout faire ! Valérie était une star avant même de naître ! Elle crie : « On veut une scolarité plus juste ! Moins d’inégalités entre les établissements ! »
Brigitte :  Plus de liberté pour les élèves ! Finies les punitions abusives !
Nathalie : Plus de dialogues avec les enseignants ! C’est vrai quoi, on peut jamais papoter avec eux !
Caro : Plus de droits pour les étudiants !

Théâtre musical

1h40 environ

Arrête ton Cinéma

Scène 5. Le cercle des poètes disparus
(Deux comédiens ou comédiennes)
« Prof : Bien, à qui le tour ? M. Anderson, je vous vois quasiment à l’agonie. Debout Todd, allez, abrégeons votre tourment. En position de Yop !
Elève : Je… je n’ai rien fait…
Prof : M. Anderson croit que ce qu’il a en lui est d’une bêtise piteuse et embarrassante, ce n’est pas vrai Todd ? C’est pas ça votre terreur ? Vous avez tort, je crois que ce que vous avez dans le ventre est d’une grande valeur !
Le professeur écrit au tableau : Je hurle mon cri barbare, YOP, sur tous les toits du monde. (…) un YOP traduit un grand cri rauque. Allez Todd, vous allez nous offrir une démonstration de ce barbare YOP. Enfin voyons, on ne YOP pas assis, allez allez, en piste, debout, en position de YOP.
Elève : Un yop.
Prof : Non, je veux un YOP barbare. YOP
Elève : Yop.
Prof : Oh mieux que ça, fort !
Elève : Yop.
Prof : Mais c’est un miaou ça ! YOP !
Elève : Yop. YOOOP
Prof : Ca y est ! Eh oui il y a un barbare qui dort en vous. Et maintenant, non non c’est pas fini, le jeu n’est pas fini. La photo de l’oncle Walt là-haut, à quoi il vous fait penser ? Allez, allez sans réfléchir, vite.
Elève : Un fou.
Prof : Quel genre de fou ? Dites sans réfléchir.
Elève : Un fou un peu dément.
Prof : Mais non voyons, trouvez mieux que ça, libérez votre esprit et essayez de l’imaginer, dites ce qui vous passe par la tête, allez même si c’est une absurdité.
Elève : Un fou avec les dents qui transpirent
Prof : Bon sang, mais c’est de la poésie que vous nous faites Todd. Fermez les yeux. Voilà voilà voilà on ferme les yeux, décrivez que vous voyez.
Elève : J’ai les yeux fermés et son image flotte près de moi.
Prof : Le fou aux dents qui transpirent.
Elève : Oui, le fou aux dents qui transpirent avec un regard qui perce mon front.
Prof : Oh mais c’est excellent, allez-y mettez-le en mouvements ! Que fait-il ?
Elève : Il essaie de m’étrangler, il tend les mains !
Prof : Très bien oui oui très bien.
Elève : Il arrête pas de marmonner
Prof : Qu’est-ce qu’il marmonne ?
Elève : Il marmonne des choses. Que la vérité est comme une couverture qui vous laisse les pieds froids !
Rires
Prof : Oubliez les autres, ils n’existent pas. Cette couverture, dites m’en plus, parlez-moi d’elle.
Elève : On a beau tirer dans tous les sens il n’y en a jamais assez…On la tire, on la pousse et elle est trop petite pour nous tous. Du moment où on entre en gémissant au moment où on part agonisant, on se cache sous la couverture et on pleure, on crie et on se meurt.
Applaudissements.
Noir
Deux filles (ou garçons) regardent la télévision, assis.es sur un canapé.
Personnage 1 : C’est beau ! De la pure poésie. Ca pourrait presque être du Jul !
Personnage 2 : Oui… presque… (ironique) ça se joue vraiment à pas grand-chose ! Ce film c’est un peu de douceur dans ce monde de brutes. Un peu de soie sur cette terre de rocailles. Un peu d’amour dans cette société gangrenée pas la haine… Tu as compris l’idée quoi !
Personnage 1 : Non. Je ne comprends jamais rien à tes idées de toute façon. En tout cas, je suis sûre que moi je l’aurais super bien géré le Yop. (fait une démonstration). Yop ! Yooooooop ! Il y a une barbare qui sommeille en moi.
Personnage 2 : Alors là, tout de suite, quand je te regarde, je ne vois pas vraiment la barbare. Ca saute pas franchement aux yeux.
Personnage 1: Il faut se méfier des apparences ! Je suis une vraie rebelle ! Féroooooce !
Noir

Théâtre

25 Minutes environ

A table les super-héros !

Maman : Allez vous laver les mains, on va bientôt passer à table.
Batman : Je dois d’abord aller garer ma Batmobile.
Papillon : Tu as préparé quelques fleurs à butiner ? Je te rappelle que je suis un papillon. Pas un dragon.
Dragon : Qu’est-ce que tu as contre les dragons ? Je suis un dragon ! Les dragons sont formidables !
Princesse : Je mangerai juste un ou deux petits pois, comme toutes les princesses…
Maman : Vous mangerez ce que j’ai préparé ! Où est papi ?
Venom-Papi : Désolé du retard, je suis allé arrêter quelques méchants.
Papillon : Papi, on t’a reconnu… Arrête de vouloir nous faire croire que tu es Venom et va chercher ta canne.
Venom-Papi : Moi aussi je veux être un super héros ! C’est pas rigolo d’être juste un papi ! Où est mon dentier ?
Maman : A taaaaaable !
Tout le monde se précipite pour passer à table.
Papillon : Qu’est-ce que c’est que ça ??? C’est tout vert ! Beuuuurk
Batman : Tu as vomi dans le plat papi ?
Venom-Papi : Pas encore…
Maman : Votre cousin Hulk vous a préparé des Hamburhulks.

Théâtre musical

1h40 environ

Cépamoi, Sahalor et Blablabla

Cépamoi : On a un problème. Un gros problème.
Sahalor : Quel genre de problème ?
Cépamoi : Un genre qui pourrait nous attirer de gros ennuis.
Sahalor : Nous ??? Oh mais qu’est-ce que tu as encore fait Cépamoi ? Tu te mets tout le temps dans les embrouilles !
Cépamoi : Je n’ai rien fait du tout ! Regarde !
Blablabla, assis dans un coin. Il essaie de parler, de crier mais aucun son ne sort de sa bouche.
Sahalor : Bah qu’est-ce qu’il a ? Il est devenu muet ou quoi ?
Cépamoi : Exactement !
Sahalor : Comment ça ?
Cépamoi : Blablabla s’est réveillé ce matin et… pas un mot, pas un son.
Sahalor : Oh ça alors !!!!!! Quelqu’un là-haut a exaucé mon voeu. Merciii !
Blablabla s’énerve, il leur tourne autour, il essaie de leur faire comprendre quelque chose.
Sahalor : Je n’ai plus qu’à fermer les yeux et je suis au paradis !
 
Refrain (sauf Blablabla) : Hakuna Matata
Cépamoi : Oui bah des soucis, on en a un là ! On fait quoi Sahalor ?
Sahalor : On ne fait rien du tout ! Enfin si, on va peut-être le rebaptiser ! Blablabla, maintenant tu t’appelles Jemeté !
Blablabla leur montre un dessin.
Cépamoi : Je crois qu’il essaie de nous dire quelque chose.
Sahalor : Même sans le son, il faut qu’il parle celui-ci !

Théâtre Musical

35 Minutes environs

Rien ne va plus au royaume des super heros

9 super-héroïnes et héroïnes de dessins animés sont installées en arc-de-cercle, bras croisés, bougonnes, sans leurs costumes.
Arielle, Cendrillon, Vaina, Raiponce, Wonder Woman, Maléfique, Cruella d’Enfer, Blanche Neige et Elsa.
Spiderman arrive, l’air agacé.
Spiderman : Quoi encore ? C’est la troisième fois cette semaine que vous me dérangez ! Qu’est-ce qui se passe cette fois ? La Reine de cœur veut décapiter qui aujourd’hui ?? Et où sont vos tenues ?? Wonderwoman ?
Wonderwoman : On en a maaaarre !
Cruella d’Enfer : Oui, ras-le-bol, ras la cacahouète ! Stop ! Asseeeeeez !
Spiderman : Ok Cruella, du calme, marre de quoi ?
 
Toutes ensemble : Ca m’énerve, Helmut Fritz
 
Cruella d’Enfer : Voilà. Je ne supporte plus rien, mais avant tout, je déteste les Dalmatiens. J’en peux plus. Je crois même que je fais une allergie. Aux poils.
Blanche-Neige : Oh c’est si mignon les dalmatiens pourtant ! N’est-ce pas Maléfique ?
Maléfique : Non, pas du tout c’est affreux.
Cruella d’Enfer : Blanche Neige, t’as pas assez de boulot avec tes sept colocataires, tu veux en plus 101 chiens ??? Elle est folle.
Maléfique : Moi je veux qu’on me débarrasse des 3 bonnes femmes qui caquettent partout autour de moi.
Spiderman : Les fées ?
Maléfique : Moi j’appelle ça des commères mais bon…
Raiponce : Si tu connaissais ma mère, tu trouverais tes 3 commères délicieuses !

Théâtre Musical

35 minutes environs

Le Grimoire de Noël

Lectrice : Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit !    
La petite fille sauta de son lit, courut à la fenêtre et écarta les volets.
 
Un enfant 6 se lève d’un bond, et court vers la fenêtre.

Lectrice : La lune sous la neige brillait comme en plein jour.
Alors, parut sous le regard émerveillé de la petite fille, un minuscule traîneau et huit tout petits rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu’en un instant elle sut que c’était le Père Noël !
 
Deux enfants se rejoignent.
Enfant 1, surexcité : C’est lui ? Tu crois que c’est lui ?
Enfant 2 : Chuuut ! Moins de bruit, tu vas réveiller les autres !
Enfant 1, toujours excité : Pitié, dis-moi que c’est luiiiiiii !
La maman : Les enfants, retournez vous coucher et laissez le père Noël travailler !
Lectrice : Plus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il sifflait, il criait :
Le Père Noël s’adressant à ses rennes au loin : Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde. En avant Comète ! Cupidon en avant, Tonnerre, Eclair, allons, allons ! Au-dessus des porches, par-delà les murs ! Allez ! Allez plus vite encore !
Lectrice : Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouet Et, en un clin d’oeil, les enfants entendirent sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L’instant qui suivit, le Père Noël d’un bond, descendait par la cheminée.
 
Le Père Noël apparait.

Lectrice : Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets.
Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.            
Un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait ; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n’ai pu m’empêcher de rire en le voyant et d’un simple clin d’oeil, d’un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas : c’était lui !
Puis, sans dire un mot, il se mit à l’ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d’un petit geste repartit par la cheminée.
 
Le Père Noël exécute tous ces gestes.
 
Lectrice : Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes.  
Et dans l’air les enfants entendirent avant qu’ils disparaissent :
 
Le Père Noël qui s’écrie : Joyeux Noël à tous, et à tous une bonne nuit !   

Lectrice : Et pour quelques instants, quelques heures, quelques jours, les enfants du monde entier sont en paix, unis par une magnifique vague d’amour.

Théâtre

1h15 environ

L Arme de Nuit

Mady : Tap, tap, tap… Tout va bien se passer. Tap, tap, tap.
La nuit, l’été, la chaleur crue, la sueur… L’éclair soudain. Qui déchire la pureté du ciel. On ne l’attendait pas. Il nous a pris par surprise. Un orage d’une violence inouïe. Il est venu tout mutiler. Sans bruit.
Tap, tap, tap. N’aie pas peur, Petite Mady, n’aie pas peur.
Le cri.
Un seul cri dans la nuit. Etouffé. Pas fort. Comme le cri d’un chiot à qui on a donné un coup de pied. Et qui ne comprend pas pourquoi…
(Elle chantonne ) « Petite Mady n’est qu’une chipie, petite Mady n’a pas grandi ».
La nuit, l’orage, le cri… Tout va bien se passer.
Tap, tap, tap.
Le temps s’étire… il n’en finit plus de durer, le temps… Il est là, suspendu dans les airs. Si long. qu’on croit qu’on est mort. On ne respire plus, mais on vit encore. A moitié. Seulement. Ca nous étonne d’ailleurs. On a survécu. Comment ? Pourquoi ? On ne sait pas. Le cœur bat. Mais le cerveau ne réagit plus. On est ailleurs déjà. On n’est plus là. On est parti se réfugier dans d’autres sphères. Loin de la terre et loin des hommes. Dans une éternelle souffrance que personne ne partagera jamais.

Théâtre

1h30 environ

Les Ecorchés Anonymes

L’Alcoolique
(En chantonnant) « Ami, remplis mon verre…Encore un et je vas… Encore un et je vais ! »
Ca fait près de cinq ans que je me noie dans mon verre… et des amis j’en ai pas… J’en ai jamais eu pour être tout à fait honnête avec vous. C’est peut-être pour cette raison que j’ai commencé à boire. Parce que dans la solitude, la bouteille est la seule amie toujours fidèle. Elle répond toujours présente à l’appel quand on en a besoin. Ou peut-être que j’étais tout simplement destinée à ça… à l’alcool. C’était écrit comme on dit. Si c’est le cas, je ne sais pas qui est l’auteur payé pour écrire ma vie mais une chose est certaine, c’est l’arnaqueur du siècle ! Et son roman j’en veux plus, je vomis tous ses chapitres et je déchire ses pages !
Je me lève le matin avec une soif qui vient de l’estomac. Il est tellement noué que seul un petit verre peut m’aider à oublier la douleur.
La journée s’écoule avec une soif du cœur… Oui… J’ai en permanence le cœur au bord des lèvres, desséché, ce qui entraîne une nausée qu’un rien excite et que seule la boisson sait apaiser.
La nuit arrive, et je n’ai plus soif. Je veux juste faire taire cet étau qui enserre mon crâne. Alors je bois encore.
J’avale à peu près tout ce qui me passe sous la main. Du bourbon à la vinasse au plus bas prix. Je boirais de l’essence si on me garantissait l’ivresse !
« Je serai soul dans une heure, je serai sans tristesse… Buvons à la santé des amis et des rires que je vais retrouver… »
C’est laid une femme qui boit. J’ai déjà entendu cela de nombreuses fois. Non pas qu’un homme alcoolique ait du charme, soyons bien clairs, mais il parait qu’une ivrogne c’est encore plus hideux. Je ne sais pas, ma bouteille et moi on se regarde rarement dans le miroir. Et puis je ne me suis jamais trouvé très belle de toute façon… avec ou sans alcool. Personne ne m’a jamais dit que j’étais jolie.